voitures de location en libre service
Friday, January 9th, 2009Fondée il y a treize mois, Business Innovation de Daimler a choisi son terrain d’expérimentation pour sa dimension (120 000 habitants) et pour la présence d’un centre de recherches Mercedes. Lancée le 24 octobre dernier, la formule très innovante met en œuvre une cinquantaine de voitures, mais il y en aura à terme 200 au printemps, date à laquelle la location de car2go sera étendue à tous les habitants. Pour le moment, elle est réservée à 500 employés du centre Mercedes déterminés à essuyer les plâtres.
À la différence de la location classique, il n’y a aucune contrainte de réservation, de prise de véhicule ou de restitution à une adresse donnée. Seulement un périmètre d’évolution qui est celui de la ville elle-même. Rien n’empêche cependant d’en sortir et même d’aller à 100 ou 200 km, mais la finalité n’est pas celle-là. Elle est vraiment de donner aux usagers une solution de mobilité urbaine individuelle, pratique, propre et sûre. Si son fonctionnement s’apparente à celui de Vélib’, il en diffère par le fait qu’il n’y a pas de station.
Les voitures sont garées partout en ville, sur des emplacements gratuits. Certains sont dédiés dans les parkings souterrains et les endroits névralgiques (gares, bâtiments publics, salles de spectacle etc.) avec la complicité active de la municipalité. En revanche, si la voiture est laissée sur un emplacement payant, il faudra en acquitter le prix ou le montant du PV puisque l’utilisateur est clairement identifié par sa puce.
Pour repérer l’endroit où se trouve la voiture libre la plus proche, il suffit d’appeler le central au téléphone qui, par géolocalisation, sait où se trouvent toutes les Smart, disponibles. Parfois, la plus proche est à 100 mètres. Il suffit ensuite de présenter la carte d’identification devant un lecteur situé derrière le pare-brise. Les portes se déverrouillent et, après avoir mis la clé de contact rangée dans la boîte à gants, on pourra démarrer après avoir tapé un code PIN sur l’écran du GPS. Celui-ci demande alors de signaler l’état du véhicule, sa propreté, son niveau de carburant qui validera ainsi la bonne utilisation du conducteur précédent.
« Cela permet de sécuriser l’utilisation des véhicules et, un peu comme sur eBay, de noter avec des étoiles la probité de chaque utilisateur. Si celui-ci se révèle finalement indélicat, il sera rayé du service. » Au pire, le téléphone de bord permet d’indiquer au central la nature des défaillances constatées.
Si tout se passe bien, l’usager peut commencer à rouler, même pour une minute ou deux s’il veut éviter une averse ou transporter un objet lourd. La location s’arrêtera lorsqu’il rangera à nouveau la clé de contact, munie d’une pastille qu’il faudra réinsérer dans son logement de la boîte à gants.
Si l’état du véhicule nécessite une intervention, le service d’assistance agit immédiatement et propose une autre Smart. Il s’occupe aussi de la maintenance ou du plein du réservoir, mais vous pouvez le faire vous-même car une carte de carburant se trouve à bord. Dans ce cas, un bonus de minutes vous sera accordé. Et les petits malins qui voudraient faire le plein de leur gros 4 × 4 en seront pour leurs frais car le centre d’exploitation sait en permanence la quantité de carburant restant dans le réservoir selon un module d’échange de données inspiré de la Formule 1. En fin de mois, ces données compilées déclenchent un prélèvement bancaire.